Marathon de Rotterdam le 14 avril 2013

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Cédric Pélissier, dossard 3440

Un départ un peu rapide

Du km 0 au km 5, je part dans le groupe de poursuivants d’entrée. le contraste est saisissant ; devant les africains et derrière les européens.
Je m’aperçois d’entrée que je part trop vite. Je visais entre 3’12 et 3’14 au kilo soit 32’ au 10km et ça va déjà un peu trop vite.
Au 5ème, je regarde derrière s’il y a moyen de me laisser décrocher et de récupérer un autre groupe mais c’est le désert complet personne a l’horizon. Vu que le vent souffle entre 30 et 40km/h, je décide de rester dans le groupe.
Passage au km 10 en 31’24, base de 2h12, je suis inquiet et je me demande comment ça se fait qu’il y ai autant de blanc capable de courir en 2h12 dans ce pays (on est un groupe de 15 !!).

Savoir être raisonnable

Du km 10 au km 15, ça continu d’envoyer pareil et je décide de me laisser décrocher. A partir de ce moment là, je courrais seul jusqu’à la fin.
Passage au semi en 1h07’24, c’est mieux le rythme !
Au km 25, je vois le groupe, dans lequel j’étais, exploser et au km 30, j’ai déjà redoublé tout le monde.

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Ca devient difficile ...

Le début de la fin

Tout va bien jusqu’au km 37 où là, le calvaire peut commencer. Les jambes sont ultra raides, j’ai des vertiges, je n’arrive plus à lever les genoux, bref je meurs et pour me remonter le moral ma montre m’indique un effondrement de mes temps au kilo.
Au km 40, je commence à zigzaguer et à penser à l’abandon. Je continu quand même au km 41.
Même si j’agonise, je décide de lancer le sprint. Je m’arrache tellement que je pense un instant avoir relancé l’allure. Peine perdue, ce sera mon kilo le plus lent de la course.
Arrivée 2h18’42 officiel ; un bénévole me trouvant un air pas très bien vient me soutenir suivi d’un deuxième quand il s’avère qu’il va falloir me porter suivi d’un troisième qui me dit d’ouvrir la bouche et qui m’envoie des giclées de boisson sucrée.

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A bout de force

Analyse Après Action

J’avoue n’avoir jamais autant souffert et je reste satisfait du chrono même si je suis un peu en dehors de la fourchette que je m’étais fixée (moins de 2h16). Au final, ce n’est pas si important et je me suis découvert des ressources que je ne connaissait pas
Je remercie bien évidemment mes partenaires la société LEPAPE, Under Armour, EaFit ainsi que le 3RMAT, Laurent Tiffounet (physioplusport) qui m’a massé avant le marathon pour récupérer de mes séances, la SNCPM et mon club Blagnac athlétisme.

Cédric Pélissier