Grand Trail de Stevenson du 07 au 09 juillet 2012

Récit de David Bianchetti

David : dossard 41

Vendredi 06 juillet 2012
Accueil des concurrents au Monastier sur Gazeille à 17h00 sous les airs et les sons vibrants d’une cornemuse (Robert Louis Stevenson est de souche écossaise) ; suivi d’une conférence de Karine HERRY (Médecin et traileuse de renommée internationale) sur la nutrition, comme facteur clé de la réussite.

Samedi 07 juillet 2012
Départ à 6h00 pour un prologue de 15kms jusqu’à Ussel.
Ça part vite, trop vite à mon avis pour une course qui va durer 3 jours et où l’on va ingurgiter 134kms avec 4000m de dénivelé positif.
Je reste en compagnie d’un coureur qui à priori est le favori de l’épreuve… On échange 2, 3 mots et puis on arrive ensemble à Ussel.
On se ravitaille et on prend la navette pour rejoindre Landos, d’où sera donné le départ de la 2ème étape de la journée à 11h30, avec 20kms au programme.
Le soleil est bien présent, il fait chaud, on a la chance de pouvoir se faire masser par des kinés de l’école de Rouen (8 élèves très sympathiques et super disponibles).
Et c’est reparti, nous sommes mélangés avec les relais, l’allure est encore rapide, je préfère réduire la voilure et gérer en vue des 2 journées suivantes.
Le parcours nous conduit jusqu’à Langogne. Le profil est en descente, ce qui tronque un peu la vitesse (voir classement ci-dessous).
Je suis cette fois accompagné par le 3ème au scratch et
nous enregistrons 2min30sec de retard sur le leader. Il faut de nouveau se restaurer (la fenêtre métabolique : dans les 2 heures qui suivent l’arrivée, il faut refaire le plein d’énergie) surtout sur les courses à étapes.
Douche…massage…sieste (2h00). A l’annonce des résultats de la 1ère journée, je suis 2ème, le dîner est avalé et dodo sur des lits picots (çà me rappelle des souvenirs de manœuvre) dans un gymnase.

Dimanche 08 juillet 2012
05h30, départ de Chasseradès (ce qui sous-entend, un levé à 03h30), nous nous élançons pour 62 km avec l’ascension du Mont-Lozère qui culmine à 1700 mètres.
L’allure est un peu plus lente, il fait encore nuit et certains ont pris leur frontale, pas moi, pour 30 minutes de pénombre, je me contente de rester au contact du 1er, 3ème et 4ème au général.
J’ai bien sympathisé avec ces 2 derniers. Le 3ème est très fort en montée, le 4ème va bien aussi, mais il descend moins bien, car gêné par une cheville douloureuse, en revanche, il est grand et quand c’est roulant et qu’il allonge la foulée c’est difficile de le suivre.
Le 1er continue de cavaler en tête, loin devant. Dans une descente, nous prenons un peu d’avance sur le 4ème et dans la montée du Mont-Lozère (que nous ferons dans le brouillard), je suis un peu distancé mais je reviens dans la descente.
Au 42ème kilomètre, j’accuse un peu le coup, çà remonte et je ralentis la cadence, je me rafraîchis dans une fontaine et perds 10 minutes. Dans ce laps de temps, le 4ème et un relayeur me doublent. Je digère mon coup de moins bien et au 50ème kilomètre, je recolle avec le 4ème dans une descente.
Il a l’air fatigué et je décide de rester à ses côtés pour rentrer sur Florac. Ce qui me fait perdre une place, me voici 3ème ; c’est la course.
On se restaure, puis on passe au massage et sieste (1h45), ensuite petite balade dans Florac pour terminer la journée.

Lundi 09 juillet 2012
C’est presque une grasse matinée pour le dernier jour, le départ est donné à 7h30 de la Gare de Cassagnas. Le temps est couvert, mais on nous annonce de la chaleur sur Saint-Jean-du-Gard.
Au menu : 37kms et 2 bonnes côtes, dont celle du Col Saint-Pierre avec une descente très technique dans un dédale de calcaire.
Je me dis que c’est le dernier jour, on va peut-être finir ensemble, moins vite pour se faire plaisir et profiter un peu du paysage.
Perdu, le départ est roulant, s’en suit un faux plat montant jusqu’au 10ème kilomètre. Je serre les dents et bataille pour rester au contact du 2ème et 4ème (qui, je ne vous l’ai pas dit sont 2 potes). Ils ne vont pas me la faire quand même, je veux rester sur le podium !
Dans la première descente, je pars, va falloir venir la chercher la 3ème place. J’ai de bonnes jambes (malgré les 100kms déjà avalés) et pour rejoindre Saint-Germain de Calberte, la descente est assez technique : racines, virages serrés, cailloux. Je me régale.
J’arrive au ravitaillement et je ne m’arrête pas (j’ai 1,5 l dans ma poche à eau et quelques barres EAFIT).
J’ai recollé avec le 1er dans l’histoire et à l’entame de la bosse, je lui dis que je préfère faire à mon rythme (il reprend de l’avance). La 2ème montée est raide, la première partie est à l’ombre, j’arrive à courir.
A mi-pente, sous le soleil, j’alterne marche et course pour ne pas me griller, une partie goudronnée toujours sous la chaleur et c’est l’arrivée au Col Saint-Pierre. Personne derrière, je profite de la descente technique pour conserver ma place, ensuite 4kms roulants le long du Gardon pour rejoindre le Pont vieux et l’arrivée !

Et voilà : 3ème en 11h31 pour 134kms et plus de 4000 m de dénivelé + (mon temps estimatif était de 12h00).

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Classement individuel et chronos


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